top of page

VAINCRE SES PEURS JUSQU'AU FIL D'ARRIVÉE: AWEILLE, PÉDALE!

Je ne suis pas une super athlète, ni dotée d'une meilleure génétique que toi. Ce que j'ai réalisé dimanche dernier, n'importe qui peut le faire avec un peu de détermination et de persévérance.

Tout a commencé il y a presque 2 ans lorsque j'ai décidé de me lancer le défi de compléter mon tout premier triathlon. Ne sachant pas dans quoi je m'embarquais, j'ai choisi la distance olympique (1500km de nage, 40km de vélo et 10km de course) plutôt que la distance sprint (la moitié d'un olympique). J'ai toujours aimé les gros défis. Ayant complété des courses à obstacles de plus de 25km, dans ma tête, le sprint ce n'était pas un assez gros défi (je réalise maintenant que ce n'est vraiment pas le cas - ne jamais sous estimer le sprint ! ).

C'est alors que j'ai commencé à m'entraîner, sans trop par où commencer. J'allais à la piscine en n'ayant aucun programme et en nageant tout croche (!). Mon vélo, je l'avais acheté pas plus que 3 mois avant la course (ça laisse pas beaucoup de temps pour se pratiquer!) et la course à pied... j'aime mieux pas en parler! -_- Bref, aucune structure et planification!

Et c'est avec cette préparation plutôt douteuse que j'ai complété mon premier triathlon olympique à Tremblant. J'ai eu la piqûre... mais je savais que pour les prochaines courses, je devrais y mettre plus de temps, avec un vrai programme et un échéancier réaliste pour y arriver!

"Fastforward" quelques mois plus tard. Je sors avec un triathlète et il me fait découvrir ce qu'est réellement le triathlon. Au mois de novembre, on s'inscrit au Club de triathlon Les Chickens : dès le premier entraînement, je ressens l'énergie positive du groupe et ça me donne une motivation incroyable pour participer à tous les entraînements. Peu à peu, je commence à m'entraîner plus sérieusement et plus adéquatement. L'idée de faire un demi-Ironman me trotte de plus en plus dans la tête: de savoir qu'autant de gens ont réalisé cet objectif et l'ont réussi en ayant du plaisir me laisse croire que, un jour, moi aussi je serai capable d'en faire un!

***

L'objectif: HalfRev - Maine, 28 août 2016. 1900m de nage, 90km de vélo, 21,1km de course à pied.

Dans ma tête, étant au mois de novembre, il me reste énormément de temps pour me préparer à l'évènement. Sauf que je n'ai pas réalisé que le temps passe TRÈS très vite et que je dois vraiment m'y mettre le plus vite possible pour y arriver!

Ce que j'ai trouvé le plus difficile, c'est la course à pied. Oui, j'avais déjà fait un demi-marathon dans le passé. J'avais aussi fait plusieurs courses à obstacles de longue distance. Mais je ne m'étais jamais entraînée sérieusement en course à pied, d'autant plus que j'étais plutôt une fille de gym, une fille qui aimait bin les barbells squats et les benchpress! Quand je dis que c'était difficile pour moi, je parle de ne pas être capable de faire plus de 3 minutes de course à pied en continu. J'ai du prendre mon mal en patience. J'ai commencé tranquillement, avec de petits entraîenements par intervalles. C'est la meilleure manière de commencer!

Premier obstacle rencontré pour la course à pied: les blessures. J'ai longtemps été suivie par un physio pour régler toutes mes blessures. Je devais donc être sage et continuer à faire les exercices de renforcement et étirements qu'il m'avait prescrits. Ça prend du temps, mais oh combien ça en vaut la peine! Aussi, j'ai pris le temps d'aller acheter de BONS souliers de course, adaptés à mes besoins. Même s'ils n'étaient pas de mon goût. Même si je n'aimais pas la couleur. Même si ce n'était pas ma marque préférée. J'ai acheté les souliers que le spécialiste m'a recommandé pour mon type de pieds. J'ai appris l'importance d'une bonne chaussure de course! (Merci boutique Courir!)

Deuxième obstacle rencontré pour la course à pied: LE FROID! Je n'avais jamais couru à l'extérieur durant l'hiver. Avec un peu (beaucoup) d'encouragement de mon amoureux et les entraînements sur le Mont-Royal avec Les Chickens, j'y suis arrivée. Faisait frette. Ce n'était pas toujours agréable. Je ne sentais plus mes extrémités. Mais je continuais pareil tout en gardant mon objectif final en tête. J'ai réalisé que j'avais passé par dessus cet obstacle lorsqu'un jour, je suis allée courir et la température était loin d'être parfaite: vent intense, pluie, froid à n'en plus sentir mes mains, GRÊLE! Je ne me suis pas plein: au contraire, j'ai trouvé ça bien drôle!

Dernier obstacle, et le plus important je dirais: mes petits arrêts fréquents à la toilette (oups!). Comme plusieurs autres personnes le vivent mais n'osent pas en parler (!), mon ventre n'aime pas vraiment se faire brasser. Ça veut dire quoi? Ça veut dire que plusieurs fois il m'est arrivé de devoir courir vers une toilette avant qu'une catastrophe ne se produise! Cela peut être provoqué par plusieurs choses, dont l'impact du système digestif à chaque pas de course et la difficulté à digérer certains aliments. Lorsque j'étais rendue à faire des longues sorties de course (1h+), c'était ce qui me rendait le plus nerveuse. Et on s'entend que la nervosité n'aidait pas ma situation! J'ai du adapter mon alimentation: pas de café avant la course, moins de fibres et plus de probiotiques! #Bio-Kpower. Et un de mes trucs les plus importants: planifier mes arrêts! Thank god pour les toilettes du parc Laurier et Parc Jeanne Mance! (TMI?).

Pour ce qui est de la nage, je peux dire que j'ai eu une progression assez facile. J'avais déjà une très bonne base et grâce aux entraînements Chickens, je peux dire que je suis une pas pire bonne nageuse!

Et que dire du vélo... L'achat de mon nouveau vélo m'a certainement motivée à devenir meilleure, mais chaque sortie de vélo était difficile. "Comment je vais arriver à faire 90km de vélo??? Je roule tellement pas vite! Mes jambes veulent pas pousser plus!!" . Je me suis remise en question tellement de fois! Je pense que ce qui m'a le plus aider, c'est mon amoureux qui me criait toujours: "AWEILLEE PÉDALE ES*$*%!!!!!"! #jtmpareil

Et parlant de se remettre en question... Je suis une personne qui évalue beaucoup le risque. je pense à tout ce qui "pourrait" m'arriver pour me blesser. "Mais si je pogne une ptite roche et je tombe de mon vélo et jme pète la tête?" " Mais si je suis distraite pendant une seconde et je pogne le bord de la route et jme ramasse à l'hôpital?" "Si je fais un face à face avec quelqu'un sur le pont Jacques Cartier en me rendant à la piscine??" "Mais si je vais en Argentine cet été et je prends l'avion et je pogne un virus JUSTE avant mon demi? Pi que l'avion tombe et je ne peux pas faire la course finalement??!!! " Je me crée beaucoup de peur dans ma tête (vraiment inutile...).

La peur est mon plus gros obstacle; passer par-dessus mes peurs est ce qui me motive le plus.

***

Le jour-J

Le mot d'ordre pour mon premier 70.3: PLAISIR! Je voulais profiter de la journée, de ma course, de ce défi pour lequel j'avais tellement mis de temps et d'effort. Bien honnêtement, je n'avais pas vraiment d'objectif de temps. Je voulais tout simplement finir la course avec le sourire. Compétitive de nature, j'avais tout de même l'espoir de finir la course avant les 6 heures... mais pas de stress si je n'y arrivais pas.

Comment ne pas avoir du plaisir lors d'une telle course: départ au levée du soleil, nager dans la mer (beachgirl dans l'âme... j'aurais du naître en Californie), beau gros soleil... tout était parfait!! Et tout s'est déroulé si rapidement.

La nage étant ma force, je n'étais pas si inquiète... c'était plutôt la portion vélo qui m'angoissait, tellement que j'en avais la nausée! Une fois la course entamée, j'ai retrouvé mon calme. Même pas 100m de nage de fait que l'eau entre dans ma lunette droite. Ne voulant pas perdre de temps, je l'ai laissé là tout le long! Maudites lunettes... 37 minutes plus tard (qui m'ont parus plutôt comme 15 minutes!) je sors de l'eau.. c'est le temps d'affronter le vélo!

Je n'aurais pas pu demander mieux pour le parcours de vélo. Je pense que c'est la sortie de vélo qui a passé le plus vite de ma vie! Chaque fois que je voyais les distances parcourues écrites sur le sol, je me disais: "Wow déjà!". Je me répétais sans cesse "AAWEEILLE PÉDALE" comme me le disait si bien mon amoureux!! Même chose pour la course à pied. Bien que c'était difficile de courir tout juste après de débarquer du vélo, je me répétais dans ma tête:" 5km... ça débloque après 5km...". Effectivement, après quelques kilomètres, j'ai réussi à prendre un bon rythme et de le maintenir jusqu'à la fin. Au km 7 environ, je croise mon amoureux qui lui en est à son 14e. Quel bon sentiment! Un petit bisou et hop on continue de courir chacun de notre côté. Vers la fin, je commençais à trouver ça un peu difficile, évidemment! Mais je pensais au fil d'arriver qui arrivait sous peu. À mon dernier kilomètre, je vois au loin un gars dans un suit rouge et une casquette bleue. Mon amoureux encore, qui est venu me chercher! Je commence à pleurer. Ma gorge se referme! Plus capable de respirer à cause des émotions! Courir avec lui me motive à courir plus vite. Dans ma tête je me dis que je devrais finir environ en 6h30, et ça me convient (je n'ai pas de montre, aucune notion du temps.. oups).

Francis: " Let's go , on fini ça en bas de 6h"

Moi: "Quoi!! ??? Pour vrai?? WoWW!!"

Je pleure encore plus. Je n'en reviens pas. Je cours encore plus vite tellement je suis motivée!

Au dernier 100m il me dit: "Allez je te laisse finir la course toute seule!" . J'ai dit non!! Je lui ai demandé de la finir avec moi. "Pousse moi jusqu'à la fin". C'était le plus beau moment de la course. Finir cette course pour laquelle je me suis entraînée pendant tellement longtemps avec la personne qui m'a le plus encouragé, le plus aidé et qui m'a donné le plus de coups de pieds dans le derrière!

Et juste de même, j'ai fini mon premier 70.3. Mon feeling après la course: LET'S DO IT AGAIN!

Bref, je peux finalement dire que j'ai atteint mon objectif.

5h53, 5e de ma catégorie, tout en ayant du plaisir.

Ce qui m'a aidé à y arriver:

Persévérance, persévérance et PERSÉVÉRANCE! Il y a toujours des moments moins le fun, des moments difficiles, des jours où ça nous tente pas...Mais il faut se rappeler continuellement pourquoi on fait ça! Au bout de la ligne, ça vaut tellement la peine!

J'ai eu beaucoup de remise en question mais je n'ai jamais arrêté de croire que j'allais y arriver!

J'ai eu un super planning d'entraînement! Merci coach Corinne et Coach Stéphane!

J'ai eu un bon plan de surcharge en glycogène (carbload!) et plan durant la course. Parce que la nutrition, c'est tellement important! (Merci à moi-même!) ;)

***

Mes 5 conseils pour réaliser ses objectifs

1. CROIRE en soi-même! C'est le plus important. Je pense réellement que si on croît en soi-même, on peut atteindre n'importe quel objectif que l'on se fixe dans la vie. Mon motto: Dream, believe, achieve.

2. S'inscrire à un club: s'entraîner avec des gens qui ont les mêmes aspirations et objectifs d'entraînements est beaucoup plus motivant que de s'entraîner seul.

3. Prendre son temps! Tu commences la course à pied? Inscris-toi à un 5km ou un 10km! Tu commences le triathlon? Inscris-toi à un découverte ou un sprint! Parfois, c'est mieux de prendre son temps et de réaliser ses objectifs une étape à la fois, plutôt que se donner un trop gros objectifs et risquer de se blesser. Le demi-marathon sera toujours là. Pas besoin de le faire cette année.

4.Écouter son corps: c'est normal d'être fatigué parfois. Oui oui! C'est correct de prendre une pause un soir lorsque tu devais t'entraîner. Ce n'est pas la fin du monde. Cependant, si ça arrive trop souvent de vouloir prendre des pauses, il faut peut-être revoir son objectif, ou sa méthode: est-ce que ce programme est réaliste pour mon mode de vie et mon niveau d'activité physique? Est-ce trop intense pour mon corps? Est-ce que c'est too much, too soon? Est-ce que je mange adéquatement pour fournir suffisamment d'énergie à mon corps pour qu'il réalise tout ce que je lui demande?

5. PERSÉVÉRER! Ce n'est jamais facile. Même si on est motivé. Même si on est entouré de gens motivés. Même si on a un programme tout écrit sur un papier. Il faut s'attendre à ce qu'il y a ait des MILLIERS d'obstacles. Tsé, c'est normal d'avoir une vie aussi! L'important c'est de savoir passer par dessus ces obstacles et de s'adapter.

Et toi, quel est ton objectif?

Comments


bottom of page