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Devrais-je compter mes calories ?


Compter ses calories est souvent présenté comme LA solution pour manger « mieux », perdre du poids ou reprendre le contrôle de son alimentation. Applications, montres intelligentes, plans alimentaires… tout semble nous dire qu’il suffit de calculer pour réussir.

Mais est-ce vraiment nécessaire ? Et surtout : est-ce aidant à long terme pour ta relation avec la nourriture ?



Pourquoi tant de personnes comptent leurs calories ?


La culture des diètes nous a appris que :

  • manger moins = mieux manger

  • contrôler = réussir

  • les chiffres = objectivité

Compter les calories donne une illusion de contrôle. Au début, ça peut même rassurer : on a l’impression de « bien faire », de suivre les règles, d’avoir un cadre clair.

Mais cette approche soulève plusieurs enjeux importants.


Les limites du comptage des calories


1. Les chiffres prennent trop de place… et t’éloignent de ton corps

Quand on compte les calories, on se fie surtout à des chiffres externes pour décider quand, quoi et combien manger.

Peu à peu, ça peut mener à :

  • manger parce qu’« il reste des calories » plutôt que parce qu’on a faim

  • s’arrêter de manger même si la satiété n’est pas atteinte

  • douter de ses sensations corporelles

Résultat : on apprend à faire confiance à une application plutôt qu’à son corps.

Pour plusieurs femmes, cette logique entretient aussi un cycle bien connu : contrôle → fatigue mentale → perte de contrôle → culpabilité.


Ce n’est pas un manque de discipline. C’est une réaction normale à la restriction.


2. Toutes les calories ne se valent pas (et ce n’est pas qu’une question de chiffres)

Une calorie mesure l’énergie fournie par un aliment, mais elle ne dit rien du reste.

Deux aliments contenant le même nombre de calories peuvent être très différents en termes de :

  • valeur nutritive

  • effet sur la faim et la satiété

  • plaisir et satisfaction

  • impact sur l’énergie et le bien-être

Par exemple, des aliments plus caloriques comme les noix, les avocats ou l’huile d’olive sont aussi très nourrissants et utiles pour le corps. Se baser uniquement sur leur nombre de calories pourrait mener à s’en priver inutilement.

Le plaisir et la satisfaction jouent aussi un rôle clé. Un repas qui te satisfait vraiment peut diminuer les envies de grignotage par la suite, même si son total calorique est identique à un repas mangé dans la restriction.

Manger ce qui te fait réellement envie, sans culpabilité, peut parfois mener à manger moins, et surtout à manger mieux pour toi.


3. Les calculs de calories sont loin d’être précis

Même si on voulait compter les calories « parfaitement », ce serait presque impossible.

Pourquoi ?

  • Les valeurs nutritionnelles sur les emballages ne sont pas précise à 100%, avec une marge d’erreur permise.

  • Les repas faits maison nécessitent des approximations : portions, méthodes de cuisson, ingrédients.

  • Notre perception influence aussi les chiffres : on a tendance à sous-estimer les aliments perçus comme « santé » et à surestimer ceux jugés « moins santé ».

Bref, le chiffre final donne une impression de précision… alors qu’il repose sur beaucoup d’hypothèses.


4. Ton corps ne transforme pas les calories de façon uniforme

On aimerait croire que le corps fonctionne comme une simple équation mathématique.


X calories entrent, X calories sortent.


En réalité, la façon dont ton corps utilise l’énergie est influencée par beaucoup plus que le chiffre inscrit dans une application.


1. Les calories ne sont pas métabolisées de la même façon selon les aliments.

La provenance des calories compte. Un aliment riche en protéines, en fibres ou en gras n’entraîne pas les mêmes réponses dans le corps qu’un aliment composé principalement d’alcool ou de sucre.


Selon la composition de l’aliment, le corps ne réagit pas de la même manière :

  • la satiété peut durer plus ou moins longtemps

  • l’énergie peut être stable ou fluctuer rapidement

  • certaines hormones liées à l’appétit sont stimulées différemment


Autrement dit, 100 calories n’ont pas toutes le même effet, même si le chiffre est identique.


2. Chaque personne réagit différemment.

Deux personnes mangeant le même repas, au même moment, peuvent vivre des réactions complètement différentes.

Pourquoi ? Parce que les besoins et le métabolisme varient selon :

  • la génétique

  • l’historique de restriction alimentaire

  • le niveau de stress

  • le sommeil

  • le cycle hormonal

  • le niveau d’activité

Même chez une même personne, les besoins peuvent changer d’une journée à l’autre. Compter les calories ne tient pas compte de cette variabilité naturelle.


3. Le corps n’absorbe pas toujours toute l’énergie prévue.

La digestibilité des aliments varie aussi. Selon leur structure et leur forme, une partie de l’énergie peut ne pas être entièrement absorbée par le corps.

Cela signifie que les chiffres théoriques utilisés pour calculer les calories ne reflètent pas toujours ce qui est réellement utilisé par ton organisme.

Bref, le corps humain est dynamique, adaptatif et complexe. Le réduire à un simple calcul calorique, c’est passer à côté de ce qui influence réellement la faim, la satiété et le bien-être.


Est-ce que compter les calories peut être utile ?

Dans certains contextes précis et encadrés (ex. situations médicales particulières), le comptage peut avoir une utilité temporaire.

Mais pour la majorité des femmes qui souhaitent :

  • se sentir bien dans leur corps

  • manger avec plus de liberté

  • sortir du cycle des diètes

ce n’est ni nécessaire, ni souhaitable à long terme.


L’alternative : apprendre à manger sans compter

Plutôt que de compter, l’alimentation intuitive propose de :

  • reconnaître ta faim

  • respecter ta satiété

  • inclure tous les aliments sans culpabilité

  • composer des repas nourrissants ET satisfaisants

  • retrouver la confiance envers ton corps

Ce n’est pas « manger n’importe comment ». C’est apprendre à t’écouter, avec bienveillance.


Et si tu arrêtais de compter… qu’est-ce qui pourrait changer ?

Beaucoup de femmes remarquent moins d’obsession mentale, plus de plaisir à manger, une relation plus douce avec leur corps et une stabilité naturelle dans leurs habitudes.


Pas parce qu’elles mangent moins. Mais parce qu’elles mangent en cohérence avec leurs besoins.



Si tu te demandes souvent :

« Est-ce que je mange trop ? Pas assez ? Est-ce que je devrais compter ? »

C’est peut-être un signe que ton corps a besoin de confiance, pas de contrôle.


Tu veux aller plus loin ?

J’accompagne les femmes à se libérer du comptage, des règles alimentaires et de la culpabilité, grâce à une approche basée sur l’alimentation intuitive.


Découvre mon programme Méthode CTA et commence à faire la paix avec la nourriture.

 
 
 

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